



L'idéal démocratique trouve son origine dans la Grèce antique à l'âge classique grâce à l’homme politique athénien Clisthène. Il s'agissait alors à la fois d'une philosophie et d'une expérience politique nouvelle menée essentiellement à Athènes. La démocratie y a connu son apogée sous le règne de Périclès; après sa mort, durant plus d’un demi siècle, Platon a observé la radicalisation et l’usure du régime démocratique dont la critique marqua fortement sa pensée morale et politique.
Si la démocratie antique préfigure des principes de la démocratie moderne, son influence semble moins importante sur l'avènement des premières démocraties libérales à la fin du dix-huitième siècle aux États-Unis, en France et en Grande-Bretagne que celle des auteurs publiés dans l’Encyclopédie de Diderot et D’Alembert.
Le principe fondamental qui détermine la conception platonicienne de l’Etat est que le pouvoir doit être confié à ceux qui détiennent le savoir. L’idée que la richesse pervertit toujours l’exercice du pouvoir et en cause la dégénérescence est fortement ancrée dans la pensée de Platon. Dans son «Protagoras» - du nom d’un philosophe grec qui affirma notamment que «l’homme est la mesure de toute chose» - Platon recourt à une image symbolique pour exprimer la théorie des «deux cultures». Il raconte que les dieux firent don aux hommes de la science et de la technique pour leur permettre de survivre dans une nature hostile; il apparut très vite qu’il manquait aux hommes la notion de comportement social et de solidarité. Alors, pris de compassion, Zeus leur accorda les facultés de justice, de conscience de soi, de vertu et du savoir, pour leur permettre de mener une existence digne de Lui. Platon opposait ainsi à la «culture technique» la «culture du comportement social», indispensable pour empêcher l’homme de sombrer dans la toute-puissance technologique et pour qu’il ne cesse pas de s’interroger sur la légitimité de ses actions. Platon, l’idéaliste, élève de Socrate, fondateur de l’Académie et Aristote, le réaliste, élève de Platon, précepteur d’Alexandre le Grand et fondateur du Lycée sont probablement les deux philosophes grecs qui ont le plus marqué notre civilisation. Les personnalités de ces deux grands penseurs sont sans doute fort différentes, mais je pense que beaucoup plus qu’opposées, leurs philosophies sont avant tout parfaitement complémentaires.
L'œuvre de Platon est considérable et un des reproches que l'on pourrait lui faire est de n'avoir nullement pris position contre l'esclavage. En effet, Platon ne considère pas comme des citoyens les innombrables esclaves qui représentent près de 30% de la population et qui exécutent les tâches comparables à celles des travailleurs manuels et intellectuels de nos sociétés modernes. Les esclaves de l'antiquité, les serfs du Moyen-Âge, les esclaves africains en Amérique, les intouchables aux Indes, les prolétaires de tous les temps n'ont aucun droit civique. Le modèle de société de Platon aurait du tenir compte, à côté des classes dirigeantes, de la masse importante de femmes et d’hommes qui ne sont pas nécessairement mal traités, mais qui n’ont aucun droit!
Aujourd'hui, dans nos démocraties, l'esclavage est-il réellement aboli?
Partant du constat qu’il n’est pas possible devivre avec les oiseaux et les bêtes sauvages, et qu’il faut donc vivre en bonne société avec ses semblables, Confucius tisse un réseau de valeurs dont le but est l’harmonie des relations humaines. Confucius a interprété les anciennes institutions selon ses aspirations, il a semé les graines de ce que certains auteurs appellent l'« humanisme chinois ».
Confucius représente pour les Chinois d’avant la Révolution l’éducateur par excellence « Je lève un coin du voile, si l’étudiant ne peut découvrir les trois autres, tant pis pour lui. »
L'idéal démocratique trouve son origine dans la Grèce antique à l'âge classique grâce à l’homme politique athénien Clisthène.
Il s'agissait alors à la fois d'une philosophie et d'une expérience politique nouvelle menée essentiellement à Athènes.
La démocratie y a connu son apogée sous le règne de Périclès; après sa mort, durant plus d’un demi siècle,, Platon a observé la radicalisation et l’usure du régime démocratique dont la critique marqua fortement sa pensée morale et politique.
L’humanisme est une position philosophique qui met l’Homme et les valeurs humaines au-dessus des autres valeurs. C’est une doctrine qui a pour objet le développement des qualités de l’Homme.
L'humanisme génère les mesures pratiques propres à accroître la maîtrise de l'Homme sur l'Univers pour le bien commun de ses semblables. Ce n’est qu’en mettant l’accent sur la nature spirituelle de l’Homme, en cultivant la raison chez tous les humains, que l’Homme peut créer une atmosphère d’optimisme culturel dans laquelle le bien le plus élevé - la Vie - est considéré comme inviolable.
Grand ami d'Erasmus, érudit, philanthrope, Thomas More participe pleinement au renouveau de la pensée qui caractérise cette époque, ainsi qu'à l’Humanisme dont il est le plus illustre représentant anglais.
Nommé « Ambassadeur extraordinaire », puis « Chancelier du roi » par Henri VIII, il désavoue le divorce du Roi et refuse de cautionner l'autorité que s'était arrogée celui-ci en matière religieuse : il démissionne de sa charge en 1532. Devant la persistance de son attitude, il est emprisonné, puis décapité comme « traître ». Béatifié par l’Eglise Catholique Romaine en1886, il est canonisé "Saint Thomas More" en 1935 par le Pape Pie XI.